Port d’âmes

livre-port-d-ames-801Rhuys ap Kaledán est un héritier déchu.
Tout juste libéré de la servitude et des galères, il rejoint la cité franche d’Aniagrad, où tout se vend et tout s’achète, pour reconquérir l’honneur de sa famille. L’occasion lui en est rapidement donnée : Edelcar Menziel, un ancien ami de son père, lui propose de travailler sur la conversion dranique, un procédé perdu depuis des siècles qui permettrait de réaliser des machines magiques.  Résolu à tracer son chemin dans la haute société de la ville,  le jeune homme s’investit de tout son cœur dans le projet.
Mais bientôt, coincé entre des intrigues politiques et son amour pour une mystérieuse jeune femme qui vend des fragments de son âme pour survivre, Rhuys découvre que le passé recèle des secrets bien sombres et tortueux. Aux prises avec l’ambition, la duplicité et le mensonge, il devra se montrer plus rusé que ses ennemis s’il veut atteindre son but sans perdre son âme.

Auteur : Lionel Davoust           Éditions Critic                Fantasy                       Année 2015

Mon avis :

 J’ai eu du mal au début à entrer complétement dans ce roman et à me faire un avis dessus. Il y a de très bonnes idées dedans mais le rythme assez lent m’a un peu déroutée. Cependant, ce roman fait partie de ceux auxquels on repense après coup et qui vous marquent. Il est assez long et pas forcément facile à lire par moments pourtant je dirais qu’il est comme un bon vin dont on apprécie les qualités pas forcément à la première gorgée mais dont on découvre les saveurs et les arômes petit à petit et qui se révèle un grand cru. Il faut prendre le temps de le lire, de le découvrir et d’apprécier ses nombreuses qualités.

La plume de Lionel Davoust est pleine de sensibilité avec un vocabulaire très riche et varié. Le roman se situe dans l’univers d’Evanégyre et dans la ville d’Aniagrad.  Cette ville est une entité propre gérée par ses lois et presque un personnage à part entière.C’est une ville à part dans le monde, dont on découvre quelques parties de l’histoire en même temps que Rhuys, le personnage principal.

L’histoire suit la quête initiatique de Rhuys Ap Kaledan, un jeune noble déchu. Sa quête est multiple: pour redorer le blason de sa famille, pour savoir quoi faire de sa vie, quête amoureuse et quête pour se trouver lui-même. Ce personnage est attachant mais assez naïf. Il se laisse facilement manipuler au début mais change peu à peu au contact de la ville et de ses horreurs du moins à ce qu’il en pense. Il est parfois agaçant mais évolue beaucoup et c’est aussi  pour moi un des points forts du roman. Le second personnage du roman est celui de Vibeka Danàn. On apprend son nom assez tardivement dans le roman. Son nom est un clin d’œil de l’auteur, le prénom étant celui de la chanteuse de Tristania dont on trouve les paroles au début du livre et le nom fait référence aux dieux celtes ( et aussi à Willow…). Elle est très mystérieuse et on en apprend peu sur elle. C’est une poétesse qui a fuit sa vie. Elle personnifie la difficulté à écrire et la sensibilité dans un monde où elle semble avoir disparu.

L’univers du roman est une société médiévale très hiérarchisée où il y a peu de magie et pas d’autres races que les humains. Un des seuls éléments quelque peu surnaturel du monde est le transfert.  Il se fait à l’aide d’une plante, la litane, et permet de transférer une partie d’âme, de souvenir d’une personne à une autre. Ce concept est très original mais il pose beaucoup de questions autant à Rhuys qu’au lecteur. Cela est aussi un des gros points forts du roman qui amène pas mal de questionnements et réflexions.

La ville d’Aniagrad est gérée par l’Administration comme l’apprend vite Rhuys à ses dépens. Les administrateurs ont tout pouvoir et sont prêts à tout pour arriver à leur fin. Ils sont toujours habillés en gris, ont l’air triste et sont les vrais dirigeants de la ville. Le terme d’administration m’a fait sourire étant donné ce qu’on dit souvent sur l’administration en France.

Le livre est assez long et le rythme du récit assez lent du moins au début. Cependant, l’enquête principale est intéressante même si elle n’avance pas très vite, cela fait aussi partie du charme du livre. L’univers est original, l’évolution et la quête du personnage principal sont pour moi les gros points forts de ce livre. J’ai aimé suivre le parcours de Rhuys et voir ce qu’il devient. C’est un roman qu’il faut donc prendre le temps d’apprécier et qui pose beaucoup de questions très pertinentes.

Note: 8/10

Célindanaé

 Autres avis: AelinelDionysosblackwolf, la magie des mots, Xapur, gillossen (elbakin)

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4 réflexions au sujet de « Port d’âmes »

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