Interview Anthelme Hauchecorne

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Anthelme Hauchecorne est un écrivain français de romans et nouvelles. Il a développé des univers bien à lui mélangeant plusieurs genres: gothiques, baroques ou steampunk. Il a obtenu le prix Imaginales catégorie roman francophone pour Journal d’un marchand de rêves  en 2017. Son actualité pour le mois de décembre est chargée avec un financement participatif en cours sur la plateforme Ulule pour un Artbook sur le thème des dragons qui s’annonce superbe: Noces d’écaille. Le projet a été financé en quelques heures et se termine le 16 décembre à minuit. Les illustrations signées Loïc Canavaggia sont magnifiques . L’éditeur de l’Artbook est les Éditions du Chat Noir, avec une livraison estimée pour février 2019. Ayant eu la chance de figurer parmi les béta lecteurs, je peux vous dire qu’il ne faut pas hésiter à participer à ce financement et à s’offrir cet ouvrage (pour ceux qui hésiteraient encore). Les splendides illustrations accompagnent à merveille la plume subtile et ciselée d’Anthelme Hauchecorne, l’histoire est belle et sombre. En quelques mots, une réussite qu’il me tarde d’avoir dans les mains.

Mais laissons la parole à Anthelme Hauchecorne qui a eu la gentillesse de m’accorder une interview pour parler de ce projet:

– Pour commencer, pouvez-vous nous parler un peu de vous. Quel a été votre parcours ?

Comme beaucoup, je suis un autodidacte. J’ai commencé par écrire quelques nouvelles, remporter quelques concours. J’ai publié un premier roman (La Tour des illusions) puis un premier recueil de nouvelles (Baroque’n’Roll), que l’on peut qualifier tous deux d’œuvres de jeunesse.

J’ai pris plus d’assurance avec Âmes de verre (en première sélection du GPI 2014) et Punk’s not dead (Prix Masterton de la nouvelle 2014).

Mon roman Le Carnaval aux corbeaux a été finaliste des prix Elbakin et Masterton en 2016. J’ai persévéré. Mon roman Journal d’un marchand de rêves a obtenu le Prix Imaginales en 2017, catégorie roman francophone.

Je tâche désormais de proposer des romans plus courts, plus denses, centrés sur une thématique forte.

– Comment s’est passé la rencontre avec Loïc Canavaggia ?

Nous avons été mis en relation par une amie commune, Magali Prigent, dont Loïc avait réalisé le marque-page / carte de visite. Nous avons collaboré sur Punk’s not dead puis sur Le Carnaval aux corbeaux.

– Comment vous est venue l’idée de travailler ensemble sur un projet un peu différent de ce que vous aviez fait auparavant à savoir un Artbook ?

Loïc a toujours porté en lui le projet Noces d’écailles. Nous en parlions de longue date. C’est un vieux rêve qui se réalise.

– En quoi le travail sur un Artbook est-il différent d’un roman (si c’est le cas) ?

Fondamentalement, le travail n’est pas différent. J’ai commencé par écrire l’histoire. Loïc l’a lue et l’a illustrée ensuite. La principale concession faite aux illustrations, c’est d’avoir intégré à l’histoire d’autres créatures à sang froid. J’ai fait cette petite entorse à la légende originelle de la Vouivre.

En ajoutant ces créatures (addanc, amphiptère, anguipède…) cela a permis à Loïc d’apporter de la variété aux illustrations.

– Lors de la bêta lecture, ce qui m’a marqué c’est à quel point le texte et les dessins s’assemblaient parfaitement, Comment se passe le travail en commun avec un illustrateur ?

Il suffit d’être à l’écoute l’un de l’autre. Idéalement, il est bon d’avoir des textes et des illustrations qui se marient harmonieusement. Le style de Loïc est riche, le mien aussi, du coup l’alchimie prend.

Je me nourris de son travail et lui du mien. Ce qui nous réunit, entre autres, c’est le soin apporté aux détails. Nous sommes des artisans consciencieux.

– Les thématiques de Noces d’écaille sont liées aux dragons et aux légendes. Comment s’est passé la phase de documentation ? Pourquoi le choix des dragons, créatures fascinantes et très présentes dans l’imaginaire ?

Le choix des dragons a été guidé par Loïc, parce qu’il adore dessiner ces créatures. C’est l’un des spécialistes français en matière d’anatomie draconique, assurément.

De mon côté, je me suis documenté de deux façons.

D’une part concernant les créatures à sang froid. Pour cela, j’ai compulsé un certain nombre de bestiaires mythologiques, avec une préférence marquée pour la mythologie celte.

D’autre part, concernant les contes traitant de créatures à sang froid. Ici, je n’étais plus en recherche de monstres originaux mais d’histoires les mettant en scène. Ce qui m’intéressait, c’était de cataloguer les interactions possibles entre ces créatures et des personnages humains.

En évitant autant que possible les trop classiques effroi / fuite / affrontement.

– Pourquoi avoir fait le choix de la plateforme Ulule pour ce livre ?

Nous voulions proposer les finitions les plus luxueuses pour nos lecteurs. L’accueil a été au rendez-vous, c’est le moins que l’on puisse dire !

Nous avons fait également confiance aux éditions du Chat Noir pour nous accompagner dans ce travail ambitieux.

– Avez vous d’autres projets communs avec Loïc Canavaggia ? Et quels sont vos autres projets?

Loïc et moi avons entre autres projets une suite pour Le Carnaval aux corbeaux ainsi qu’un artbook sur le thème de la mythologie nordique. Pour l’heure, nous nous concentrons sur Noces d’écailles.

Je tenais encore à remercier chaleureusement Anthelme Hauchecorne pour cette interview. Je peux vous dire que ses futurs projets m’intéressent au plus haut point!

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