Hors-série Une heure lumière 2020

Pour la troisième année consécutive, les éditions Le Bélial propose une opération spéciale concernant la collection Une heure Lumière: offrir le hors-série de l’année pour l’achat de deux livres au format papier faisant partie de la collection Une heure Lumière. Cette cuvée 2020 du hors-série est composée d’une introduction signée Olivier Girard, d’interviews de traducteurs ayant œuvré pour la collection, du catalogue des différents UHL et d’une longue nouvelle de Kij Johnson, Retour à n’dau. Les diverses interviews des traducteurs sont très intéressantes et apprennent pas mal de choses sur leurs manières de travailler.

La traduction de la nouvelle de Kij Johnson est signée Anne-Sylvie Homassel. Si l’illustration de couverture est d’Aurélien Police (comme tous ceux de la collection UHL), le dessin intérieur du livre (juste avant la nouvelle) est signé Nicolas Fructus. Retour à n’dau a été écrit en 2000 sous le titre original « The Horse Raiders« .

Ce texte relève du planet-opera avec des éléments de fantasy. L’action se situe sur la planète Ping qui a la particularité d’avoir une rotation très lente et il faut se déplacer pour éviter de subir le froid ou la chaleur extrême. Cela rappelle l’univers développé dans La marche du Levant de Léafar Izen. Il n’y a cependant pas de cité, le peuple de la planète étant constitué de nomades attachant une grande importance à leurs chevaux. Leur manière de fonctionner fait penser aux indiens d’Amérique ou aux Mongols. Pour les habitants de Ping, la planète bouge sous leurs pieds alors que eux restent immobiles sous l’astre solaire, étant ainsi là où est leur place (à n’dau d’où le titre français).

Le personnage principal de cette histoire est Katia. Elle est soigneuse de chevaux du clan Winden mais aussi dresseuse de chiens. Malheureusement, son clan est attaqué par un groupe de nomades dépendant d’un Empereur. Leurs chevaux sont frappés par une étrange maladie qui fait des ravages. Le récit est centré sur Katia qui est un personnage très réussi, au fort tempérament et malmenée par la vie. On retrouve la touche de l’autrice que j’avais tant aimée dans les deux romans lus précédemment et publiés chez Le Bélial, même si cette nouvelle est plus dure. La plume de l’autrice est admirablement retranscrite par la traduction de Anne-Sylvie Homassel. La nouvelle aborde les difficiles sujets du deuil et de la reconstruction. Un hors série à ne pas manquer!

Autres avis: Lorhkan, Apophis, c’est pour ma culture,

Sommaire

  • En guise d’introduction, par Olivier GIRARD
  • Un quatre cents mètres dans l’espace : traduire Une Heure-Lumière, par Erwann PERCHOC
  • « Retour à n’dau », un récit inédit de Kij JOHNSON
  • Catalogue « Une heure-lumière » 2020

Cette chronique fait partie des challenges “Le Projet Maki” de Yogo et “Summer Star Wars épisode IX” de Lhisbei.

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