Bratva : Larme Bleue de M. d’Ombremont

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La maison d’éditions belge Livr’S Éditions a récemment fait part de son souhait de développer d’avantage l’aspect presse, partenaires, blogosphère. J’ai été contactée par une certaine Manon (je suis certaine que vous la connaissez, elle aime particulièrement les ombres) pour une collaboration. J’ai choisi 2 titres dont Bratva, lame bleue de M.d’Ombremont. Autant le dire, ce roman ne fait pas partie du genre imaginaire, c’est plutôt un roman noir, genre qui ne fait pas vraiment partie de mes favoris. Mais j’avais envie de découvrir la plume de M.d’Ombremont et le côté russe m’intriguait.

Au cœur de la mafia russe

Ce roman avait été publié par les Éditions Sharon Kena en 2017 puis il a été réédité et visiblement pas mal augmenté par Livr’S Éditions en 2019. Le roman est assez court ( 243 pages en papier, 148 en ebook). Il est précisé sur la 4ème de couverture que le roman est réservé à un public averti et il faut dire que c’est vrai. Vous êtes prévenus. L’histoire se situe de nos jours à Saint-Pétersbourg et est racontée à la première personne par Rayna. Elle travaille pour Vassily Aslanov, l’un des deux patrons de la Mafia de la ville. Elle est sa tueuse, surnommée la vourdalak (sorte de monstre entre le loup-garou et le vampire dans la mythologie slave). Elle adore particulièrement ce qu’elle fait et ne vit que pour ça. Une guerre entre clans de la Bratva (mafia russe) va éclater où Rayna aura un rôle important. Le contexte de la mafia apporte une atmosphère assez sombre et malsaine, le côté russe n’est pas vraiment différent de ce que l’on peut voir dans les films de ce genre habituellement. Le roman est rythmé par des chapitres courts et on se laisse assez facilement entraîner dans le récit malgré sa noirceur.

la notion de monstre

Le roman s’interroge sur la notion de monstre à visage humain, pas le vourdalak des légendes, mais celui qui se cache au plus profond des hommes et des femmes. Rayna a été modelée par Vassily pour devenir sa tueuse, job pour lequel elle montrait de grandes prédispositions. Elle n’a plus aucune humanité, est dépourvue de la moindre empathie ou sentiment, c’est une machine à tuer, à torturer. Pour elle, tuer est devenu un véritable art et elle transforme ses meurtres en spectacle. La vie de Rayna ne tourne qu’autour de ces crimes jusqu’à ce que sa rencontre avec Eleyna, la fille de Vassily ne vienne changer les choses. Il ne faut pas s’attendre à une romance traditionnelle, ce n’est vraiment pas le cas.

Même si j’ai eu un peu de mal avec certains passages (il faut bien faire comprendre à quel point Rayna est un monstre) et avec les personnages hormis Eleyna (surtout à la fin), il faut avouer que M.d’Ombremont a un réel talent pour camper ses protagonistes en peu de pages. Sa plume est fluide et mordante, on a aucun mal à s’imaginer les scènes.

Bratva, lame bleue est ainsi un roman très très noir où les âmes sensibles doivent s’abstenir. C’est sombre, poisseux, triste, sanglant, prenant, déroutant. Si vous êtes friand du genre, ce roman a des atouts pour vous séduire.

Autres avis: Dup,

Chronique réalisée dans le cadre d’un Service Presse (merci encore)

Autrice : M.d’Ombremont

Édition :Livr’s Éditions

Parution: 14/02/2019

Il y a des années, à Moscou, certains me surnommaient kochtcheï. Ça les rassurait, je suppose, de me prendre pour une créature surnaturelle. Ça les empêchait de remettre leurs convictions en question. Ils sont morts. Tous. Aujourd’hui, à St-Pétersbourg, je suis la vourdalak de Vassily Aslanov. Ils me voient comme une monstruosité assoiffée de sang. Même aux yeux des criminels, l’horreur a des limites. Je m’en moque. Pour moi, la mort est un art et les cadavres, une matière première indispensable pour mes œuvres. Vassily est le seul à comprendre. Jusqu’à ce que sa fille, Eleyna, frappe à ma porte et me demande de lui apprendre mon monde.

2 commentaires sur “Bratva : Larme Bleue de M. d’Ombremont

  1. Merci pour cette chronique 🙂 je suis contente que tu aies apprécié malgré la noirceur de ce texte. Je tenais à la mention public averti sur la quatrième de couverture car vu certaines scènes et thèmes abordés on n’est jamais trop prudent… En tout cas je suis très touchée que tu aies souhaité me lire 😘

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