Le Songe d’une nuit d’octobre

songeoctobre

Ce roman avait déjà été publié chez J’ai lu et a fait l’objet d’une réédition chez ActuSf début janvier avec une très belle couverture qui convient parfaitement à la thématique du roman. Les références à Lovecraft, Jack l’éventreur, Dracula, ou encore Frankenstein ont attiré mon attention sur ce livre et donné envie de le lire.

Le roman se situe dans l’Angleterre de la fin du 19ème siècle, période assez riche au niveau des références en littérature de l’imaginaire. Le récit commence le 1er octobre et se termine le 31 octobre avec un chapitre consacré à chaque journée du mois. Les chapitres du début sont assez courts et présentent la situation et les personnages puis deviennent progressivement plus longs. Un jeu a lieu durant tout le mois d’octobre quand les conditions favorables sont requises. Ce jeu oppose deux camps différents : les « fermeurs » et les « ouvreurs ». Aucun des participants ne connait par avance les autres participants ni dans quel camp ils sont. Quel est le but de ce jeu un peu étrange? Il s’agit de contrôler l’ouverture ou la fermeture d’un portail le 31 octobre qui permettra ou non la venue des Grands Anciens. Rien que ça!

Voilà pour le point de départ du roman avec une situation pour le moins originale et avec des protagonistes du jeu connus puisqu’on trouve un nommé Jack qui a un grand couteau, un conte dormant la journée et sortant la nuit, un étrange docteur qui passe du temps dans les cimetières. Cependant, la véritable originalité et idée de génie du roman est le choix du narrateur: Snuff, le chien et surtout familier de Jack. Chaque participant possède en effet un familier qui lui aussi est impliqué dans le jeu. Snuff fréquente ainsi de nombreux animaux et on assiste à des conversations entre eux assez drôles. Ce choix de personnages principaux du roman étonne un peu au départ, mais cela donne un savant mélange d’humour et d’aventures. Ils vivent de sacrés événements et sont même amenés à mener des enquêtes ou à espionner et transmettre des messages pour leurs maîtres. Les familiers leurs sont quasiment indispensables au point d’être indissociables de leur réussite. Parmi eux on trouve un serpent, un rat ou encore une chatte appelée Graymalk. Et chacun a son caractère particulier et différent de son maître.

Le jeu mené par les protagonistes est assez dangereux non seulement dans l’étape finale mais tout au long du mois avec les diverses déductions que font certains participants. Un autre jeu parallèle se greffe ainsi avec des trahisons et des alliances à tout va et de la casse. Ainsi on passe d’un début où les participants enquêtent discrètement les uns sur les autres à un climat beaucoup plus tendu et une accélération des péripéties. Les mystères s’épaississent et on se prend au jeu autant que les protagonistes. La fin du roman est un peu rapide et j’aurai aimé rester un peu plus longtemps dans cet univers. Par contre, j’avoue ne pas avoir vu le steampunk mis en avant dans la présentation de l’œuvre : « Quand le steampunk rencontre le mythe de Cthulhu« .

Le songe d’une nuit d’octobre est ainsi un bon roman divertissant et qui se lit très bien. Les enjeux du jeu qui se passe durant tout ce mois d’octobre sont des plus importants mais le tout est raconté avec un ton décalé et un humour bienvenu. Le narrateur et personnage principal est exceptionnel et offre une saveur particulière au roman qui aurait certainement été moins réussi avec un narrateur humain. Roger Zelazny nous offre ici un savant mélange de références à l’imaginaire et d’enquête le tout servi avec humour.

Célindanaé

Autres avis : BlogOlivreElbakin, LivrementDionysos, Gromovar, Phooka

L’image contient peut-être : table et intérieur

Octobre. Dans 31 jours, le portail s’ouvrira et les Grands Anciens déferleront sur le monde. Dracula, Sherlock Holmes, Raspoutine, le docteur Frankenstein… Ils seront tous là. Mais feront-ils partie des ouvreurs avides de pouvoir, ou seront-ils des fermeurs qui s’opposeront aux horreurs indicibles ? Les familiers de ces personnages seront eux aussi impliqués dans cette murder party ésotérique riche en rebondissements. Tout particulièrement Snuff, un chien dont le maître, Jack, aime se promener la nuit dans Londres avec son grand couteau…

Le Jeu va commencer.

Quel sera votre camp ?

 

Auteur : Roger ZELAZNY

Parution : janvier 2018

Éditions: ActuSf

Traduction : Ange DESMARAIS

Cette chronique fait partie du : Le challenge abc litterature de l’imaginaire 2018

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13 réflexions au sujet de « Le Songe d’une nuit d’octobre »

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