Le chant des Fenjicks de Luce Basseterre

Le chant des fenjicks de Luce Basseterre vient de paraitre chez les éditions Mnémos. Il se déroule dans le même univers que La débusqueuse de mondes publié chez Le peuple de Mü en avril 2017. Il n’est cependant pas nécessaire d’avoir lu La débusqueuse de mondes pour lire ce roman. La très belle couverture est signée Vadim Kashin.

Un univers foisonnant

Le roman se déroule dans un univers de space-opera, dans un lointain futur. L’humanité représente une assez faible proportion des populations existantes. Des espèces extraterrestres existent, tenant plus des félins ou des insectes. Les créatures qui peuplent cet univers sont vraiment très variées et différentes des humains. Les sociétés sont aussi très variées selon les espèces. Les voyages dans l’espace se font à bord de vaisseaux assez particuliers, des cybersquales, des créatures organiques mais modifiées technologiquement pour permettre d’accueillir des passagers. Ces cybersquales sont des Fenjicks et ils ont été asservies par les Chalecks pour en faire un moyen de locomotion et sont devenues des esclaves. Les Chaleks vivent dans un Empire et sont des créatures asexuées. L’autrice utilise d’ailleurs un langage épicène dans son roman avec des mots tels que « iel », « li » ou « mæ ». Cela n’est pas franchement évident à lire au début mais on s’y fait somme toute assez vite. Au travers de toutes ces créatures, l’autrice nous parle de diversité, de pluralité comme on peut trouver dans nos sociétés.

Une narration originale mais…

Le roman raconte la révolte des Fenjicks face aux chaleks. Pour cela, Luce Basseterre utilise un récit choral. Le début est assez clair avec seulement deux personnages: Waü Nak Du unæ chalek qui va fuir son monde à bord d’un Fenjick et Smine Furr, appartenant à l’espèce félidée des imbtus. Ces deux personnages vont, pour des raisons personnelles être les déclencheurs involontaires de la révolte. Cela va par la suite faire apparaitre d’autres personnages, très nombreux, qui seront les protagonistes de la rébellion. Ce choix narratif est original et permet d’avoir plusieurs points de vue. Cela permet également de mieux comprendre les différents enjeux et conceptions de chacun. Waü Nak Du par exemple ne comprend pas comment on peut ne pas être favorable pour implanter une IA sur un cybersquale, ce qui pour iel n’a que du positif. Pourtant, cette narration devient très vite confuse à partir de la multiplication des personnages et on se perd entre les chapitres courts au point de ne plus savoir qui raconte.

C’est vraiment dommage car on perd le fil, et cela s’ajoute au fait d’avoir l’impression de débarquer dans un univers où rien n’est expliqué, du fait de la focalisation interne de la narration sur chaque personnage. Surtout que les thématiques traitées sont intéressantes et riches. On y parle de liberté, d’asservissement à la fois physique et psychologique, d’indépendance. L’action est très présente, on assiste à des combats spatiaux, c’est épique.

Le chant des fenjicks de Luce Basseterre est ainsi un roman disposant de nombreux atouts : des thématiques riches, un univers foisonnant, une écriture agréable et recherchée. Néanmoins, son mode de narration choral m’a laissée souvent au bord de la route et empêchée d’apprécier pleinement ce roman.

Autres avis: De l’autre côté des livres, Le chien critique, la geekosophe, Eleyna,

Voir aussi:Une interview de l’autrice chez ActuSF

Avis réalisé dans le cadre d’un service de presse.

Autrice: Luce Basseterre

Éditeur : Mnémos

Parution :18/09/2020

La transhumance galactique des Fenjicks est en péril. Traqués depuis des millénaires par les Chalecks, ces créatures cosmiques ne servent plus que de taxis vivants à travers l’espace.
Après des années de servitude, leur nombre s’amenuise et leur espèce est menacée d’extinction. Mais leur mystérieux chant silencieux traverse toujours la galaxie. Il porte en lui les notes d’un nouvel espoir : le soulèvement des cybersquales.
Le Chant des Fenjicks est un roman en un seul volume, une préquelle dans le même univers que La débusqueuse de mondes.

7 commentaires

  1. J’étais bien tentée mais j’avoue que la narration confuse telle que tu la présentes me freine un peu. L’univers serait-il plus facile à appréhender en ayant lu La débusqueuse de mondes (ce qui n’est pas mon cas)? Je crois que je vais passer mon tour…

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