Science fiction Science frissons

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Rencontres-débats
Science fiction, science frissons

3 février 2017 de 16h à 17h45

La science fiction pourra-t-elle encore nous étonner, nous émerveiller, nous éblouir ? N’est-elle pas rattrapée depuis belle lurette par la réalité et même dépassée par elle ?
Catherine Dufour: Auteure de romans et d’essais de fantasy et science-fiction, ingénieure en informatique et chroniqueuse au Monde diplomatique
Ariel Kyrou: Journaliste rédacteur en chef du site Culture Mobile, écrivain, essayiste et animateur radio, spécialisé dans les nouvelles technologies, les musiques électroniques, la science-fiction
Stéphanie Nicot: Éditrice, spécialiste des littératures de genre, en particulier la fantasy et la science-fiction ancienne rédactrice en chef de la revue Galaxies
Lionel Davoust: Ingénieur, traducteur, auteur d’une trentaine de nouvelles, plusieurs romans et sur son blog.
Faruk Gunaltay: Directeur du cinéma Odyssée de Strasbourg
Grands témoins : Jean-Pierre Meilland, université populaire de Macon, Franck Queyraud, bibliothécaire en charge des médiations numériques aux Médiathèques de Strasbourg Eurométropole
Animation : Olivier Mirguet, journaliste

J’ai eu la chance de pouvoir assister à cette conférence qui se déroulait à Strasbourg le 3 février. J’y suis allée pour le sujet mais aussi parce qu’il y avait Lionel Davoust. C’est un écrivain que j’aime beaucoup et qui est toujours intéressant dans les conférences.
La conférence s’est surtout intéressée à la science fiction sous son aspect anticipation. Catherine Dufour a rappelé qu’il y a énormément de définition de la science fiction mais la conférence ayant lieu dans un salon de bioéthique, les auteurs se sont surtout interrogés sur l’aspect prédictif de la SF. Pour Catherine Dufour, le but de la Sf est de réfléchir sur ce qui arrivera dans 10 ou 20 ans quand les sciences seront disponibles. Alors que pour Lionel Davoust, la SF ne prédit pas l’avenir, elle interroge sur le présent et notre société sur les tendances futures.
Faruk Gunaltay est revenu sur l’histoire de la SF au cinéma au travers des films cultes, commençant par Le monstre de George Méliès en 1903, en passant par Frankestein et Métropolis. Le cinéma montre la représentation d’un avenir fictif où on est capable de mieux vivre ensemble, ce qui est donc positif.
Pour Catherine Dufour, la SF a de plus en plus de mal à anticiper l’avenir et à faire des prospections, et la SF s’est pris le réel en pleine face. Stéphanie Nicot est revenue sur le fait que la SF définit l’humain et se pose des questions collectives, elle interpelle sur ce que nous sommes et ce que nous serons. La SF doit poser des questions et nous bousculer, nous interroger.
Les intervenants ont également parlé des nouveaux thèmes de la SF après ceux qui ont été utilisés de nombreuses fois par le passé comme le voyage dans le temps: la déréalisation de la réalité, le transhumanisme et le rapport à la technologie et l’immortalité. Le thème de l’immortalité a pas mal fait débat avec notamment les conséquences que cela pourrait avoir sur l’espèce humaine.
Une autre question soulevée était de savoir s’il faut avoir un fort bagage scientifique pour écrire de la SF étant donné que les 2 auteurs présents étaient des scientifiques. Il en est ressorti que non, même s’il faut avoir une certaine curiosité sociale et s’interroger sur l’avenir du monde.
Enfin, les intervenants se sont interrogés sur la mauvaise image de la SF qui a souvent mauvaise presse ou est considérée de piètre qualité. Pour Lionel Davoust, la SF pose problème par peur de ne pas comprendre l’univers, la SF demandant un effort intellectuel au lecteur qui doit se projeter ailleurs. Mais globalement, pour eux, les choses changent et l’image de la SF s’améliore nettement auprès du public.
Cette conférence a donc soulevé de nombreuses questions. Les intervenants étaient très intéressants, chacun spécialisé dans un domaine: écriture, édition, cinéma. Stéphanie Nicot est nettement plus intéressante en intervenante qu’en modérateur dans une conférence et son savoir sur les littératures de l’imaginaire est impressionnant. Le public était nombreux et les questions posées de très bons niveaux, et une conférence sur ce thème dans un salon scientifique est une preuve  que la SF a un bel avenir devant elle.
Célindané

 

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